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L'ACRASIE

L’acrasie : l’impuissance à changer 

 Quésako ? 

Etymologiquement acratos signifie “non-pouvoir”. On peut traduire se terme également par “faiblesse de la volonté”. C'est un concept philosophique qui est le fait d'agir à l'encontre de son meilleur jugement. 

Saint Paul résume : ” Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas”. 

Afin de démystifier ce terme, j’aime bien prendre l’exemple de l’ange et du diable qui se trouvent de part et d’autre de nos épaules. L'un est la pensée la plus élevée tandis que l’autre et la pensée du “je m’en foutiste”. 

Impuissante, la volonté indique une direction mais pulsions, émotions, peurs, colères n’en font qu’à leur tête. C'est un peu comme vivre un déchirement intérieur. 

Je sais ce qui est bon pour moi, mais je fais tout l’inverse. (Je peux, je veux, mais je ne le fais pas). 

Bien évidemment nous ne souhaitons pas ce déchirement intérieur, nous n’aimons pas ce dilemme et pourtant, c’est une situation qui revient plusieurs fois dans notre quotidien, et si on lui laisse trop de place, elle prend vite ses aises en nous.  

 

Pour reprendre les termes de Christophe André, nos sociétés pourrait être qualifiées “d’acrasiogènes” par leurs contradictions.

En effet, on nous bombarde de message quotidien, via les publicités en tous genres de ce qu’il faudrait faire pour aller bien, et d’un autre coté elle laisse les firmes et entreprises nous submerger de tentations (le tabac, l’alcool, la nourriture industrielle, les sites de rencontres secrètes...). 

Juste remarque quand il dit qu’il ne comprend pas que les stations-services puissent vendre de l’alcool ? Si on se pose sur la question, ne parait-elle pas incohérente ? 

 

Comment se débarrasser de cette acrasie quotidienne ? 

Cela reste une tâche complexe mais pas insurmontable. 

Complexe dans le sens ou bien souvent il faut stopper à la fois des comportements, des émotions et des pensées. En même temps développer d’autres comportements, d’autres émotions et d’autres pensées. Grosso modo c’est un gros chantier lorsqu’on prend tout cela d’un seul bloc. 

On est rarement acrasique par plaisir, mais souvent par incapacité à affronter une difficulté, ou aussi par habitude. 

Il serait audacieux de vouloir tout changer d’un seul coup, et surtout de tenir ces résolutions sur le long terme. Nous risquerions de nous retrouver dans une situation acrasique en ne pas respectant nos résolutions. 

1- Identifier les situations acrasiques : qu’est ce qui chez moi fait face à un dilemme ? A une tension intérieure ? (nourriture, éducation, loisirs, santé etc.) 

2- Prendre conscience de ces conflits : se dire “ok je rentre dans un dilemme entre manger des légumes et manger des frites”. Comment se manifeste cela dans ma physiologie ? Boule dans le ventre ? Dialogue interne négatif ? … 

3- Essayez d’appliquer la règle du non-jugement envers soi-même. Certes, nous voyons bien que nous ne sommes pas forcement aidé par le monde extérieur avec les publicités qui n’ont qu’un objectif : nous tenter. 

Donc soyons indulgents si nous succombons, autorisez-vous le fait d’être faillible (tout le monde l’est) 

4- Faire des petites actions au jour le jour : se fixer des objectifs facilement réalisables à très court terme. 

 

Et vous quels sont vos situations acrasique ?

 

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Par Thomas Ancelin

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